Petites Chroniques Urbaines : “des histoires de vie, du street art, une aventure humaine”

Petites chroniques urbaines dévoile le streetart et le graffiti sous une autre vision, loin de la société de consommation, des points de vues négatifs sur cet univers, on découvre les artistes, leurs histoires, leurs aventures, leurs rencontres..

petites chroniques urbaiesCe projet a vu le jour grâce à Jeanne-Marie Laurent, une jeune femme de 23 ans qui est tombée sous le charme de cet univers, et cet art. Merci encore pour cet échange !

Portrait Q1/Peux-tu te présenter brièvement ? Tes études ? Ton parcours pro ? Qu’est ce que tu fais aujourd’hui ?

Bonjour Lindsay, je m’appelle Jeanne-Marie, j’ai 23 ans et je suis scénariste et réalisatrice des “Petites Chroniques Urbaines”, un projet consacré au . Dès l’enfance, j’ai eu envie de travailler dans le milieu du cinéma et de l’audiovisuel. A 18 ans, j’ai choisi de faire un BTS audiovisuel spécialisé dans la production, que j’ai obtenu en 2011. J’ai ensuite commencé à travailler en tant qu’assistante de production. Aujourd’hui, je suis dans une société de production de longs métrages et en parallèle je réalise les “Petites Chroniques Urbaines”.

 

Q2/ Aujourd’hui tu t’es lancée sur ce projet, pourquoi ce sujet ? Le graffiti, l’art de rue est une de tes passions ? L’exerces – tu ? 

Début 2013, j’ai choisi d’arrêter de travailler afin de me consacrer à des projets plus personnels, en photographie et en vidéo. Le street art s’est vite imposé à moi comme sujet de réflexion car dès mon arrivée à en 2009, j’ai été fascinée par ce mouvement artistique. J’aimais beaucoup déambuler dans la ville, sans but précis, le nez en l’air, mon appareil photo à la main ! C’est ma rencontre avec Nordine Kotbi, en avril de cette année-là, qui a été déterminante. Il a été pour moi un soutien et un moteur et c’est en partie grâce à lui si j’ai commencé à écrire ce documentaire sur le street art.

Je n’en fais pas personnellement d’ailleurs, je laisse ça aux artistes, qui font ça beaucoup mieux que moi 😉 J’ai bien envie d’essayer, mais chaque chose en son temps.

Q3/ Par ce projet que cherches – tu à montrer ? Même si aujourd’hui le graffiti connaît une certaine commercialisation car comme on peut le voir sur certaines pub les grandes marques n’hésitent pas à utiliser ce support, penses-tu que le graffiti sera un jour considéré pour ce qu’il est ? Beaucoup de personnes ont encore malheureusement cette vision qui est liée à la dégradation des rues et de l’espace public.

Lorsque j’ai commencé mes recherches sur le street art, j’ai remarqué que ce domaine artistique était très médiatisé mais que l’on ne parlait que d’une poignée d’artistes, alors qu’ils sont des centaines à le pratiquer. Je me suis également rendue compte qu’il existait très peu de documentaires sur ce sujet, voire pas. Il m’est donc paru évident d’écrire sur le street art dans le but d’en réaliser un.

C’est face à ce constat aussi que j’ai décidé de réaliser des portraits individuels afin de mettre en lumière tous ces artistes dont on ne parle pas assez.

Ce que j’ai envie de montrer, c’est la diversité de l’art urbain, tant dans les techniques que dans les personnalités des artistes. “Petites Chroniques Urbaines” est une invitation à découvrir le street art à travers les récits de vie d’artistes urbains. Ils sont bien les mieux placés pour parler de leur travail !

Concernant le graffiti, de là où je suis, je constate que les mentalités évoluent, grâce notamment à la multiplication d’événements consacrés à l’art urbain, comme la Tour 13 ou encore la dernière Nuit Blanche. Mais le graffiti sera toujours considéré comme de la dégradation de l’espace public, il est depuis toujours vu comme la bête noire du street art. Alors que c’est un art depuis les débuts, au même titre que d’autres disciplines urbaines.

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Q4/ J’ai pu voir que tu as une équipe aussi, c’est bien tu es bien entourée. Peux tu m’en dire plus sur la façon que tu as de travailler avec ton équipe, comment tu as pu trouver les différentes personnes ?

Ce projet t’es venue en tête il y a combien de temps ? Combien de temps il a fallu pour le ” concrétiser ” ? 

Sur ce projet, je ne fais pas tout moi-même, je travaille avec une super équipe ! En tournage, je suis entourée de Dorian, qui cadre, et de Victor qui prend le son. Pour la post production, je réalisais le avec Stéphanie et désormais avec Samuel, l’étalonnage est fait par Didier, la musique par Hugo, le mixage par Lucas et la traduction par Sophie. Ces personnes font partie de mon réseau professionnel. En tant que réalisatrice, je dirige cette équipe et fais les choix artistiques sur la manière de filmer, la manière de monter, la direction musicale …

Mais j’aime demander à chacun son avis sur mes idées afin d’en tirer le meilleur. Nous apprenons beaucoup ensemble, c’est très enrichissant.

Ce projet est né il y a un peu plus d’un an et nous avons tourné les premières images en septembre l’an passé, avec l’artiste . Ca a été le coup d’envoi de Petites Chroniques Urbaines !

Q5/ Fais tu une différence entre le graffiti et le street art ? C’est l’une des principales discussions que j’ai pu avoir avec pas mal de graffeurs strasbourgeois, parisiens, etc.

Pour moi il n’y a pas de différence. Le street art est par définition un mouvement artistique qui regroupe l’ensemble des arts visuels qu’on peut voir dans la rue. Il se compose de différentes techniques, dont le graffiti, au même titre que le pochoir, le collage, la peinture, … C’est justement toute cette diversité que je cherche à mettre en lumière dans les « Petites Chroniques Urbaines ».

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Q6/ Comment comptes-tu t’y prendre pour faire parler de toi, de ton film, et des petits portraits d’artistes? Je suis super contente d’y être tombée dessus d’ailleurs. Le hasard fait bien les choses quand même ! 

Je communique essentiellement sur les réseaux sociaux, notamment à travers la page Facebook. Cela nous a déjà permis d’avoir quelques articles sur le net (dans le magasine en ligne Citazine par exemple).Pour la suite, je compte diffuser le dossier de presse à différents contacts professionnels. Nous sommes aussi à la recherche de moyens de diffusion autre qu’Internet comme des festivals, des manifestations culturelles, des lieux de projection, …

Je réfléchis également à créer une association afin de nous aider à représenter les “Petites Chroniques”.

Q7/ Quand est ce que le film verra le jour 😀 ?

Je ne sais pas encore … C’est un travail de longue haleine, mais je souhaiterai qu’il voie le jour d’ici un an, un an et demi.

 Q8/ AsJBC_2-tu des petites anecdotes, ou mésaventures à nous raconter depuis tout le temps ou tu travailles sur ce projet ? ( même si j’imagine qu’il y en a plus d’unes )

J’aime me rappeler le jour où j’ai fait la connaissance de Gregos, qui a été le premier artiste que j’ai rencontré dans le cadre de mon projet. J’avais beaucoup d’idées reçues à cette époque sur les street artistes. Mais j’ai été agréablement surprise ! Nous avons pris un verre, avons beaucoup échangé sur son travail et ça m’a conforté dans l’idée de faire aboutir mon projet.

Je croise les doigts car nous n’avons pas eu de mésaventure jusqu’à maintenant !

J’en profite aussi pour te présenter les différents artistes qui ont participé au projet : Mambo, , Lor K, JBC, FKDL, Gregos et Djalouz. N’hésitez pas à aller voir leur travail.

Vous n’avez plus qu’à cliquer : 

. Mademoiselle Maurice : http://www.mademoisellemaurice.com/
Merci encore à toi Jeanne-Marie pour tout ce temps que tu as pris 🙂
Si vous êtes curieux : 
. Les Petites Chroniques Urbaines : http://petiteschroniquesurbaines.com/




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