Paris Archive

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Tour Paris 13

C’est sans doute l’événement de l’année à Paris pour les aficionados du street art : bienvenue dans la Tour Paris 13. Il ne vous reste que quelques jours pour aller […]

C’est sans doute l’événement de l’année à Paris pour les aficionados du street art : bienvenue dans la Tour Paris 13.

Il ne vous reste que quelques jours pour aller visiter l’exposition éphémère sur 9 étages au pied de la Grand Bibliothèque.

Des mois de préparation, des artistes du monde entier, des litres de peintures, de colle et de sueur pour une expérience toute en couleurs… avant la destruction programmée du bâtiment.

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Un grand coup de chapeau au galeriste Mehdi Ben Cheikh, à l’origine du projet et aux divers partenaires comme ICF Habitat La Sablière, les bailleurs sociaux et quelques politiques, une fois n’est pas coutume.

LA plus grande galerie du monde (36 appartements, 100 artistes, 20 nationalités) est malheureusement victime de son succès.

Plus de 6 heures d’attente !!! Décourageant on peux l’imaginer.

Par miracle un des fan d’Inkulte, Loïc Adrien m’a envoyé aujourd’hui son film, une visite en 3,18 minutes en stopmotion.

Bravo à lui et merci…..

La tour est ouverte à la visite tous les jours (sauf le lundi) du 1er au 31 octobre de 12h à 20h.
Entrée gratuite – 5 rue Fulton, Paris 13e (Métro: Quai de la Gare – Ligne 6).
Toutes les infos sur =>tourparis13.fr






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Dans la rue avec Levalet

Il est des rencontres qui sont parfois inattendues. Dans l’art urbain, on ne voit que rarement les personnes physiquement et je m’en accommode assez bien. L’artiste dont on parle aujourd’hui a su […]

Il est des rencontres qui sont parfois inattendues. Dans l’art urbain, on ne voit que rarement les personnes physiquement et je m’en accommode assez bien. L’artiste dont on parle aujourd’hui a su trouver sa place sur les murs de la capitale ces derniers mois.

Pour ne rien vous cacher, Levalet, est mon petit coup de cœur de moment. Ses créations à l’encre de chine sur papier sont reconnaissables immédiatement. Il a eu la gentillesse de répondre à quelques unes de mes questions.

Merci à lui.
Bonne lecture.

Le seuil – Oct. 2012

 

Q1 / Bonjour et merci prendre le temps de répondre à mes questions. Tu pourrais te présenter à ceux qui ne te connaitraient pas encore ?

Ça fait maintenant à peu près un an et demi que j’ai commencé à coller des figures dessinées à l’encre de chine dans les rues de Paris sous le nom de Levalet. Avant ça, j’ai fais des études d’arts plastiques pendant lesquelles j’ai touché à pas mal de choses: peinture, cinéma d’animation, installations vidéo en passant par le théâtre d’improvisation et récemment l’agreg d’arts plastiques.

Memento mori – Nov. 2012

 

Q2/ Quels sont tes influences dans ton travail ? Des amis ou des gens que tu admires dans l’art urbain ?

Mes références, en tout cas celles que je convoque dans mon travail sont variées et ne se limitent pas au champ de l’art urbain. J’ai bien sur été influencé par des pionniers comme Pignon-Ernest ou Blek le rat mais mon travail fait autant référence à des artistes vidéastes comme Pierrick Sorin ou Tony Oursler, à l’univers du cinéma muet (Keaton et compagnie), ou encore à des artistes plasticiens comme Edward Kienholz, Robert Longo ou Maurizio Cattelan. Il y a pas mal d’artistes urbains qui suscitent mon admiration, des gens comme Mark Jenkins, Hyuro ou encore BLU, pour ne citer qu’eux.

La chute – Déc. 2012

Q3/ L’art urbain commence à trouver écho chez les galeristes et les collectionneurs. Tu imagines ton travail en dehors de la rue ?

Je fais plus que l’imaginer car cette semaine, je vernis ma 3ème expo en galerie, chez Nunc! à Grenoble. C’est un autre type de travail qui me permet de me concentrer davantage sur les qualités graphiques du dessin  mais également d’aborder d’autres répertoires iconographiques.

En dehors de la Galerie et de la rue, j’aimerai exploiter les ressources d’autres types de lieux, intérieurs ou extérieurs. J’ai quelques projets, mais rien de précis pour le moment.

Saute, mouton, saute – Oct. 2012

Q4/ Sans contrainte logistique et financière, quelle serait ta prochaine oeuvre ?

Certainement une série de 5 personnages en « mouvement », que je collerai je ne sais où. Je n’en dis pas plus !« 

Accrochage – Juin 2013

De l’autre côté – Mai 2013

L’attente – Fév. 2013

La fuite – Juillet 2012

 

 

 

Pour en savoir plus :
http://levalet.overblog.com/




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Rencontre avec Monsieur Qui !

Petite rencontre avec Monsieur Qui ! Pour ceux ou celles habitant ou passant par Paris vous allez avoir l’occasion de voir son travail à une exposition au mois d’Avril ! Et […]
Petite rencontre avec Monsieur Qui ! Pour ceux ou celles habitant ou passant par Paris vous allez avoir l’occasion de voir son travail à une exposition au mois d’Avril ! Et pour ceux qui malheureusement ne pourront pas s’y rendre voici un petit aperçu de son travail, sa personnalité, et son parcours !  Merci à Eric d’avoir jouer le jeu !!
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Q1/ Pouvez vous présenter ? Qu’avez vous fait comme étude ? Vos passions, loisirs,…

Diplomé de communication visuelle, j’ai tour à tour été concepteur editorial dans une maison d’edition photographique, puis retoucheur photo mode/ beauté, et enfin illustrateur mode parce que finalement je n’ai jamais cessé de dessiner. En parallèle mes loisirs sont de coller de grosses affiches peintes dans la rue, et parfois peindre dans les terrains vagues de la capitale. J’aime aussi sillonner Paris en vélo, trouver des spots, découvrir de nouveaux quartiers… Mon pseudo vient du nom du studio graphique que j’avais fondé quand j’ai commencé à travailler : « Merci qui? », en peu de temps je me suis vu attribué le nom de « Monsieur Qui ».

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 Q2/ Depuis quand exercez-vous cet art ? Premier tags en 1990 à Béziers (34), premiers collages fin 2006 à Marseille.

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Q3/ Comment définissez vous vos oeuvres ?

Passéistes, sombres, racoleuses, romantiques, parfois cyniques mais surtout graphiques ! …Question difficile :) Il n’y a pas de définition possible, elles évoluent avec le temps, l’expérience, la reflexion…

Q4/ Quelles sont vos inspirations ?

Elles sont multiples… Cela peut aller des vieilles gravures du 19ème au graffiti actuelle, des Bérurier Noir à MF Doom, de l’illustration d’après-guerre (René Gruau, Bob Peak) à la skate culture… Le quotidien, l’actualité, la déraison humaine ont une influence sur mon « imagerie ».

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Q5/ Ya t-il un message dans votre travail ? 

Il n’y a pas à proprement parlé de message dans mes travaux de rue, on est plutot dans la suggestion, voir la séduction avec les collages de portraits féminins… L’idée est de générer une réaction, bonne ou mauvaise. Les « usagers » des grandes villes sont à présent saturés de messages, qu’ils ne perçoivent pas toujours de manière consciente, alors parfois leur imposer une image « gratuite »  dans leur environnement suscite l’intérêt et parfois des réactions étonnantes (« mais pourquoi vous faites cela puisque ce n’est pas pour de l’argent ? » question récurrente et inconcevable pour certains :)

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Q6/ Comment choisissez vous les lieux ? Vous n’avez exposé qu’à Paris ?

Je choisi les lieux de collages en fonction de leur photogénie et des possibiltés de perrenisation de l’intervention, parfois par coup de coeur. J’ai eu l’occasion de coller à Paris, Marseille, Toulouse, Aix-en-Provence, Londres, Barcelone.

Hard times for the dreamers

Q7/ Apparemment vous exercez pas seulement que du collage ou du graff, quelles sont vos autres activités ?

Jusqu’alors et comme dit plus haut, j’ai pratiqué l’illustration de mode dans un contexte de commande. Activité que je ne n’exerce pratiquement plus aujourd’hui, au profit de travaux d’atelier. Je travaille également le papier en le découpant (cut paper art), un peu comme de la dentelle (à voir lors de ma prochaine expo)…

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Q8/ Qu’est ce que cela vous apporte t-il d’afficher vos travaux dans la rue ? Quels sentiments cela vous procure t-il ?

Celui de me réapproprier des espaces, de ne pas subir la ville en la balisant ; à près tout il n’y a que les espaces privatisés de la publicité qui ont droit de citer dans les grandes métropoles, la rue est un lieu publique, modulable, à nous d’en profiter et de le faire évoluer. Ensuite pour l’impact ; les gens du quartier, passants, photographes-chasseurs s’approprient l’oeuvre, l’aiment ou la détestent, la diffusent, parfois la volent… Ca ne m’appartient plus, le lieu transformé un temps (car à Paris il y a beaucoup de nettoyage) devient singulier. La seule trace qui restera dans le temps sera une photo, une image à ranger avec les autres un peu comme une collection.

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Q9/ De petites informations, insolites, spéciales ou originales, Des projets futurs ?

Pour l’insolite, j’ai pu entendre que monsieur Qui était : un collectif de filles, un street artist allemand, une marque de fringues, la meme personne que Mezzoforte (autre colleur d’affiche avec qui je faisais mes sorties) …Le pouvoir de la rumeur. Quant aux projets, dans l’immédiat celui qui occupe mon esprit, mes mains et mon temps est ma première exposition « Seventeen Seconds » à la galerie Openspace à Paris qui aura lieu du 6 au 17 avril 2013 ;  Samedi 6 avril vernissage à 16h, you’re welcome…

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Et un petit plus : la vidéo de l’expo :  https://vimeo.com/61190644 

Pour voir plus :  http://mnsrq.tumblr.com/

http://cargocollective.com/monsieurqui

Éric Lacan
Seventeen Seconds

Exposition du 6 au 17 avril 2013
Vernissage le samedi 6 avril entre 16h et 20h

Galerie Openspace – 56, rue Alexandre Dumas 75011 Paris
09 80 66 63 94 / contact@openspace-paris.fr
openspace-paris.fr - facebook.com/Openspaceparis

 




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Rencontre d’un lieu : les Bains Douches de Paris

Les Bains, un lieu parmi tant d’autres à PARIS ? C’est ce que je croyais, jusqu’à ce que je découvre ce projet intéressant commençait depuis 2011. Un lieux crée il […]

Les Bains, un lieu parmi tant d’autres à PARIS ? C’est ce que je croyais, jusqu’à ce que je découvre ce projet intéressant commençait depuis 2011.

Un lieux crée il y a 130 ans, remplit d’histoire mais qui depuis 2011 est devenu un lieu vacant. C’est en 2014, qui se verra faire peau neuve et en attendant celui ci est devenu un lieux doté d’une effervescence créative, imaginative grâce aux artistes choisis par Magda Danysz.

 Le projet nommé « Un jour un artiste », est un projet work in progress, qui présente plusieurs artistes travaillant in situ dans ce lieux, et qui se terminera le jour où l’immeuble disparaîtra tout comme le site : le 30 Avril 2013.

A travers ce site nous avons accès à tout le processus de création, une présentation de l’artiste, le making off du travail effectué, une visite 360 degrès des oeuvres. Des artistes célèbres sont venus dans ce lieux tels que INVADERS, SO WAT, CÉDRIC BERNADOTTE, JAY ONE.

Allez vite  découvrir ce site avant que tout cela ne disparaisse !

Space-invaders, le 6-03-2013

Space-invaders, le 6-03-2013

Thomas Canto, 13-03-2013

Thomas Canto, 13-03-2013

YZ, 12-03-2013

YZ, 12-03-2013

Sten Lex, 07-03-2013

Sten Lex, 07-03-2013

Nasty, 17-03-2013

NASTY, 17-03-2013

Futura, 05-03-2013

FUTURA, 05-03-2013

Jef Aerosol©

Jef Aerosol©

 

Pour découvrir le site et les artistes c’est par ici :
http://residence.lesbains-paris.com//

Source : Lindsay Stachetti / Strasbourg / Tkx




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Rencontre avec Madame Moustache

Encore une belle rencontre dans cette année riche en découverte au niveau street art. Il aura fallu une simple transition entre 2 stations de métro pour m’amener bien plus loin […]

Encore une belle rencontre dans cette année riche en découverte au niveau street art.

Il aura fallu une simple transition entre 2 stations de métro pour m’amener bien plus loin !!! Rue St Denis, au milieu de tas d’échoppes les unes toutes plus plus étonnantes que les autres, un collage noir et blanc… un format assez grand avec un slogan plus qu’évocateur : « Quand la séduction est une arme ». C’était signé Madame souligné par une moustache, le tout d’un rouge vif… donnant un côté très vintage à l’oeuvre finale.

Il était plus qu’évident que cette première rencontre connaitrait une suite ! Merci Madame pour ton précieux temps… et bonne lecture !!!

Q1 / Bonjour Madame Moustache et merci prendre le temps de répondre à mes questions. Tu pourrais te présenter à ceux qui ne te connaitraient pas encore ?

Bonjour, et merci pour ton intérêt quant à mon travail.

Je suis à chaque fois surprise comme une gamine quand on s’intéresse à mon travail, et tout autant touchée.

Pour me présenter brièvement, je suis une parisienne d’adoption qui colle de grandes affiches dans les rues de Paris et d’ailleurs sous le pseudo de Madame souligné d’une moustache.

Je pratique un collage que l’on pourrait qualifier de « vintage », puisque je n’utilise que de vieux papiers d’époque, que je détourne pour en confectionner des visuels décalés, et souvent légèrement grivois au premier abord. Dans les images que je crée figurent souvent des femmes-hommes, des armes à feu, des animaux etc, toujours accompagnés d’un petit proverbe, d’une petite maxime « maison » écrite en lettre découpées.

Je « colle » souvent dans des quartiers qui me tiennent particulièrement à cœur par sensibilité ou sentimentalisme, aussi, on peut tomber sur mes travaux dans le 1er, 2ème, 3ème, 10ème, 11ème, 18ème etc, si ils ne se sont pas encore « envolés »

 

Q2/ Ma première rencontre avec ton travail (« Quand la séduction est une arme ») c’était rue St Denis à Paris. Quelle est ta façon de travailler aujourd’hui ? Tu as un message à faire passer, un fil rouge dans tes œuvres ?

Ma façon de travailler aujourd’hui n’est pas vraiment différente de celle de mes débuts (j’ai commencé à coller il y a de cela un an et demi), même si je me rends compte qu’à avoir une production plus assidue ces derniers mois m’a largement fait progresser dans la richesse et la diversité de mes thèmes, et m’a également et vraiment dirigé vers des sujets qui me tiennent à cœurs et qui sont bien plus circonscrits qu’à mes débuts.

Je travaille quotidiennement sur mes « visuels ». J’ai à la maison un joyeux foutoir de magazines anciens qui constituent un tas assez informe et magnifique.

Je sais dans lesquels choisir des photos, tout comme dans lesquels choisir des fonds ou encore des typos pour créer une certaine visibilité et lisibilité (tout a fait subjective je le conçoit) dans mon travail.

Donc je passe un temps fou à feuilleter ces pages poussiéreuses et des images vont me sautent aux yeux et au coup bien plus que d’autres, alors je les charcute et comme une évidence je trouve des éléments que je vais venir leur associer pour en ouvrir le sens. Durant toute cette élaboration, mon cerveau marche à trois mille et m’offre une petite phrase qui va finir d’ouvrir le sens de ce que je suis en train de créer.

Les originaux (desquels les affiches que l’on retrouve dans la rue sont de grandes repros en noir et blanc) sont de petits formats (21×29,7 24×32) car j’aime apporter un soin particulier aux détails de matière, comme de couleurs.

Ce que l’on ne voit pas sur les affiches c’est que l’œuvre originale comporte des strates et des strates de papier, colle, scotche, agrafes, épingles, comme pour rajouter une matière un relief que l’image d’origine n’avait pas au sein de son magazine d’origine. Finalement je ne fait que révéler le sens que me semble avoir ces images une fois transposées à notre époque (du coup je m’emballe, et je ne sais pas si je suis très claire).

Le premier objectif, et sans doute le plus important, c’est le profond désir qui m’habite de faire sourire les gens. Il n’y a rien de plus jubilatoire pour moi que de repasser devant un affiche collée préalablement et de voir quelqu’un sourire en la regardant. J’aimerai pouvoir, et c’est sans doutes prétentieux, égayer le quotidien de monsieur ou madame tout le monde et si j’y parviens ne serai-ce que pour quelques personnes, alors ma mission est accomplie.

C’est ce profond désir qui fait que je travail énormément sur la grivoiserie. D’aucun y verront de la vulgarité je ne sais pas, je n’espère pas. L’érotisme a cela de génial qu’il appelle le regard et l’intérêt, que l’on soit ou non d’accord avec ce que l’on voit, au moins on est interpelé et l’on regarde plus précisément que qui nous est donné à voir.

L’érotisme, le coté un peu sexe de mon travail n’est que mon accroche, qui fait que les gens, qu’ils aiment ou pas se souviennent de mon travail.

Derrière cette « première couche » je travaille des thèmes comme la frontière des « genres », la tolérance (ou l’intolérance qui est quelque chose qui me blesse particulièrement) et plus généralement le thème de l’Amour et de la réciprocité de celui-ci dans les rapports humains.

Et mon fil rouge je crois se place ici, entre l’amour polymorphe et la tolérance.

Q3/ Quels sont tes influences dans ton travail ? Des amis ou des gens que tu admires dans l’art urbain ?

Il n’y a pas très longtemps un ami m’a montré les journaux retravaillé par le commando de graphistes de Bazooka à la fin des années 70 et c’est vrai que sans le savoir ça participe un peu de ça, comme de tout le mouvement dada aussi je crois. C’est drôle mais ce sont des influences que je n’ai comprises qu’après avoir trouvé la forme qu’à aujourd’hui mon travail.

Il y a je crois un côté un peu punk que je dois à mon frère et ses crêtes adolescentes et un petit côté volontairement et ironiquement niais que je dois à toutes ces conneries de contes de fée auxquels je n’ai jamais cru sans doutes aussi, ajouté à l’amour du jeu de mot de mon défunt grand-père artiste peintre et de mon père artiste fainéant.

Finalement mes influences sont comme mon bureau, c’est à dire un joyeux bordel fait de tout et de rien, ajouté à beaucoup de nostalgie je crois.

Dans l’art urbain j’aime beaucoup le travail de Fred Le Chevalier sans doute pour son côté enfantin doux-amer simple et touchant avec qui je me balade ces derniers temps. Tristan des limbes également, yz, puis pas mal d’autres dont je ne connais pas le nom mais que je remercie pour les surprises et les sourires qu’ils provoquent chez moi quand au détour d’une rue je tombe sur leurs œuvres.

Q4/ Tu participes à une exposition en octobre à Paris. C’est une première ? Tu imagines ton travail en dehors de la rue ? Galeries, musées… ?

Oui j’ai cette expo à Paris, c’est chouette et quand je fait un minuscule rétropédalage, jamais je n’aurai cru que mes blagues sur papier finiraient en expo dans quelque endroit que ce soit, et j’en suis bien évidemment très contente, et j’ai aussi très envie que ça continue, que ça circule et que fauché comme pas fauché tu puisses avoir un de mes travaux chez toi à partir du moment ou tu en as envie.

Ce n’est pas la première en fait, j’ai participé à un festival de street art qui a donné lieu à une expo en juin dernier à Lecco (Italie) et j’ai également exposé à Chateau-Thierry dans le cadre d’une exposition consacrée au street art en juillet/août.

En fait j’aime que mon travail soit dans la rue comme sur des murs bien propres, j’aime les deux et c’est vraiment très plaisant de savoir qu’un travail qui te tient tant à cœur puissent susciter un intérêt pour quelqu’un d’autre que pour ton ou votre cercle proche.

Du coup, comme les gosses j’aimerai voir mon boulot partout où on lui trouvera un intérêt, et où il suscitera le sourire et l’amusement.

Q5/ Sans contrainte logistique et financière, quelle serait ta prochaine oeuvre ?

Refaire tout ton appart ? T’as eu peur hein ? (NDR : Je suis partant pour le salon au moins !)

Non je ne sais pas, le top je crois ce serait de retapisser une caisse de 2m sur 2m rien qu’en collages originaux, truffée de détails, de phrases à sens multiples, de personnages incroyables et d’animaux volants simplement éclairée d’une petite lampe de bureau année 60. Une fois assis dans la caisse, on vous servirait un petit verre de suze.

C’est pas bon mais ça me rappelle mon enfance.

Avis aux amateurs !


Pour les infos !

Vernissage de mon expo le 4 octobre au 56 rue Volta, Paris, à partir de 19h, venez, venez, venez, on rigolera bien !
Je serai également présente à la Braderie de l’Art – 13 et 14 octobre à Metz.

Et une autre expo est à venir à Boulogne dans les mois a venir.

En savoir plus !

www.madamemoustache.fr
http://www.facebook.com/pages/Madame/230980413614517

 




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Serge Gainsbourg by Toctoc

La vidéo du jour on la doit à un jeune artiste qui se présente sous le pseudo de Toctoc. En hommage à Serge Gainsbourg et pour ajouter sa pierre à un […]

La vidéo du jour on la doit à un jeune artiste qui se présente sous le pseudo de Toctoc. En hommage à Serge Gainsbourg et pour ajouter sa pierre à un édifice déjà conséquents, Toctoc s’est attaqué au mur du 5bis rue de Verneuil à Paris.Même après plus de 20 ans (la mort de SB remonte à 1991), la façade de l’immeuble continue à accueillir tous les témoignages de fans, d’artistes, d’admirateurs anonymes.

Image de prévisualisation YouTube

Toctoc s’était déjà fait remarqué cet hiver en rendant hommage au réalisateur de génie Tim Burton !
Image de prévisualisation YouTube

Pour en voir un peu plus sur Toctoc :
http://toctoc-art.tumblr.com/

 

 




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Street Art au quotidien

Cela faisait un moment que je voulais compiler quelques photos faites dans la rue. C’est désormais chose faite. Au détour d’une rue, derrière une porte ou dans une arrière cour sombre, on […]

Cela faisait un moment que je voulais compiler quelques photos faites dans la rue.

C’est désormais chose faite. Au détour d’une rue, derrière une porte ou dans une arrière cour sombre, on découvre parfois des témoignages de la créativité des artistes urbains.

Un petit hommage éphémère à toutes celles et ceux qui passent du temps (tard le soir et dans le froid glacial de l’hiver…) pour nous proposer une autre vision de la ville.

Vous reconnaîtrez sans doute les œuvres de Sophie, Léo et Pipo, Fred Le Chevalier, Tristan des Limbes, Kidult, Space Invader, Sara Conti

Avignon, Barcelone, Bruxelles, Montpellier, New York, Nîmes et Paris…

Bonne visite.




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