Street culture Archive

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Gregory Kloehn fait des miracles

Dans une société sur-consommatrice et dont les écarts de niveaux de vie tendent à s’accentuer, certains savent se démarquer par leur créativité et leur intelligence. Voici le travail de Gregory Kloehn, […]

Dans une société sur-consommatrice et dont les écarts de niveaux de vie tendent à s’accentuer, certains savent se démarquer par leur créativité et leur intelligence. Voici le travail de Gregory Kloehn, un artiste américain, sculpteur, originaire de Denver, qui collectent des déchets dans les rues pour les transformer en maisons qu’il destinent aux sans abris. Ce travail, il l’a débuté il y a déjà plusieurs d’années. Aujourd’hui, il a affiner sa technique de construction pour n’avoir plus besoin que de quelques palettes et de 2 à 3 jours de travail.

De l’art altruiste… Tout simplement louable. Admirez le travail

http://www.gregorykloehn.com/

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Couleurs sur la ville

Il se passe des choses sur les murs de nos villes ! Voila encore une belle réalisation « SKY IS THE LIMIT » made by ASTRO© à Vitry-sur-Seine. Un immeuble, Une grue, […]

Il se passe des choses sur les murs de nos villes ! Voila encore une belle réalisation « SKY IS THE LIMIT » made by ASTRO© à Vitry-sur-Seine.

  • Un immeuble,
  • Une grue,
  • Des dizaines de litres de peinture
  • De l’huile de coude

…pour éclairer la vie d’un quartier et de ses habitants. Un musée à ciel ouvert… ouvert à tous !

Cette oeuvre monumentale a été réalisée entre le 26 et le 30 avril dernier.

 

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Mille mercis à Pierre Girard pour le partage de cette vidéo
La réalisation de ce documentaire est le travail de Jérôme Thomas

ASTRO-SKY IS THE LIMIT, Le documentaire de Jérôme Thomas- @Vitry-sur-seine from MANAPROD on Vimeo.




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Interview de Busk Magazine

Oui le street art, et plus largement la culture urbaine ont la côte ! Au cinéma, dans la presse et même dans la pub, la street culture tient une place […]

Oui le street art, et plus largement la culture urbaine ont la côte ! Au cinéma, dans la presse et même dans la pub, la street culture tient une place de choix ! Phénomène de mode médiatique porteuse de valeurs nobles et artistiques, popularisé par des artistes stars, certains n’ont pourtant pas attendu pour soutenir activement et dans l’ombre, les artistes graffeurs, tagueurs et autres colleurs !

C’est dans cette optique, et sans concession, que vient de débuter l’expérience BUSK Magazine sur Montpellier, un 32 pages (gratuit) entièrement dédié à la culture urbaine. Déjà 2 numéros disponibles et un 3ème en cours de bouclage pour le mois de mai.

On a rencontré Amélie, qui est aux commandes de BUSK !
Bonne lecture 

Tunnel Tram - Place de la Comédie

Tunnel Tram – Place de la Comédie


Q1 / Bonjour Amélie, merci de nous accorder du temps. Pourrais-tu nous présenter ta revue BUSK ?
Merci à vous de me consacrer un peu de place ! Busk est un magazine dédié aux cultures urbaines de l’Hérault. Il traite principalement de la culture Hip-Hop : danse, musique (Dj et Mc), et street-art/graffiti.

BUSK #2 - Février-Mars 2014

BUSK #2 – Février-Mars 2014

Le but du mag est de promouvoir au maximum la culture héraultaise et les acteurs qui la composent. C’est aussi un désir très chauvin de prouver qu’il n’y a pas qu’à Paris que tout se passe mais qu’à Montpellier aussi, il y a un réel vivier d’artistes issus de la culture Hip-Hop.

Frontignan

Frontignan

Si le magazine existe en ligne depuis deux ans, j’ai fait le pari fou de le sortir en version papier depuis décembre dernier. Il s’agit d’un bimestriel de 32 pages au format A5 distribué gratuitement. Le but sous-jacent, c’est d’aller à la rencontre de tous ceux qui ont des préjugés sur cette culture, qui la considèrent comme une sous-culture asociale, alors qu’elle explose et s’expose tout autour de nous (dans nos rues, nos écoles, nos galeries, nos télés…) et qu’il n’y a pas culture plus fédératrice et plus populaire, à mon sens, que la culture Hip-Hop.

FUZI©

FUZI©

Q2 / En tant que défricheurs, tu aurais quelques noms d’artistes, talents émergents qui seront les futurs incontournables ?
J’ai pas la prétention de dénicher les talents. Côté graffiti, certains sont une évidence qui me saute aux yeux. Si je peux les mettre davantage en lumière, alors je le fais, c’est tout l’intérêt du mag ! Je ne voudrais pas faire des jaloux et le monde du graffiti et des galeries restent tellement complexes… C’est un univers où il faut savoir faire ses preuves sur le terrain. Ce qui fait la valeur d’un graffeur, c’est davantage son parcours dans le vandalisme parfois que l’esthétisme même de son art. L’alliance des deux promet un bel avenir sur le marché de l’art, pour celui qui le veut.

MAYE©

MAYE©

Il y a de jeunes artistes montpelliérains comme Seno ou Maye qui ont un réel potentiel artistique. Il y a des artistes comme Loko qui ont un univers complètement perché et qui, je pense, continuerons à progresser sur la scène montpelliéraine, voire au-delà. On a des artistes comme Hazo par exemple, qui commencent à faire leur trou petit à petit.

SERF©

SERF©

Q3 / Sans contrainte de temps, de lieu et de moyens, la revue ou un événement de rêve pour BUSK ?
La revue de mes rêves bien sûr : un Busk de 100 pages plutôt que 32 dans lequel je pourrais mettre plus de photos et offrir davantage de visibilité aux artistes de ma ville, de ma région. Car pour l’heure, la place est restreinte et la liste des talents est longue !

LADY SONP©

LADY SONP©

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STOM 500 :

Après Rensone un streetartiste strasbourgeois, voici STOM 500. Un univers décalé, une personnalité bien à lui. Il a bien voulu prendre un peu même beaucoup de temps pour nous Merci […]

Après Rensone un streetartiste strasbourgeois, voici STOM 500. Un univers décalé, une personnalité bien à lui. Il a bien voulu prendre un peu même beaucoup de temps pour nous ;) Merci beaucoup !

Q1/ Pour commencer peux-tu te présenter en quelques mots : ton parcours, tes études, et selon toi quel est le mot qui définit le plus ta personnalité.

Mon nom d’artiste est Stom500, je suis graphiste, illustrateur et graffiti artiste. Je dessine depuis qu’on m’a donné un crayon en mains comme diraient mes parents. C’est ce qui m’a amené plus tard à faire un BTS en Communication Visuelle. Suite à ça j’ai continué mes activités personnelles, à développer mon style de dessin, à peindre pour le plaisir avant tout !… Et depuis un petit moment pour en vivre aussi. Si je demande à mes potes un mot qui devrait me définir c’est Alien ou Otiste… Mais ça en fait déjà 2.

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Q2/ Stom 500 : ce nom d’artiste a t-il une signification  ? 

Stom vient de Thomas ou Tom’s, et 500 vient à la base de 500mg en référence aux Aspirines à 500mg, donc à mon coté migraineux et fêtard. C’est le surnom que tout mes ami(e)s me donnaient et que j’ai décidé de garder.

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Q3/ Dans tes illustrations as-tu un message à faire passer ? Ou est-ce seulement pour le plaisir de dessiner et de créer selon tes envies ?

Je sais pas s’il y a réellement un sens dans ce que je dessine… Quand je dessine pour le plaisir c’est souvent pour créer une illustration débile qui en fera rire quelque uns. Dans ma démarche j’aime bien mixer plusieurs chose entre elles. C’est en quelque sorte ma philosophie du Lego : l’idée d’imbriquer plein de chose en elle. C’est de là que découle des personnages à 2 têtes, des animaux qui sortent des yeux et ce genre de délire. Mais ce n’est rarement quelque chose de vraiment sérieux…

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Il y a plus de sens dans les dessins que je réalise pour des commandes ou pour des clients en fonction de la demande.

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Q4/ Quelles sont tes inspirations ?

Je suis inspiré par énormément de choses qui ne sont pas forcément visuelles. Ça peut être une simple discussion avec un ami ou une petite anecdote vécue. Mes inspirations au niveau du design sont nourries par tout ce que j’ai pu regarder comme dessin animé ou lire en BD, Futurama, les simpsons,…

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Q5/ Entre l’illustration et le graffiti quel est l’univers que tu préfères ? Pourquoi ?

Pfffff. C’est très dur à dire. L’un complète l’autre.  J’aime passer du temps à lécher une illustration pendant plusieurs jours voir plusieurs semaines… Mais j’ai besoin d’aller peindre plus grand dehors pour me défouler. Ce que j’apprends sur un média j’essaye de l’appliquer sur l’autre. Je travaille mes illustrations chez moi au calme, alors que le graffiti c’est plus une journée entre pote pour relâcher la pression.

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Q6/ Le graff est encore connoté et « mal vu » par certains, qu’est ce qu’il te plaît dans cet art ? L’hôtel Graffalgar d’ailleurs montre un aspect différent du graff. Qu’elle a été ta principale motivation pour participer à Graffalgar?

Le graffiti est surement encore mal vu par beaucoup de gens, sûrement parce qu’il ne voit que le côté vandale du mouvement. Je pense que c’est le jeu et que ça fait partie du graffiti, mais ça ne se résume pas à ça et malgré tout ça commence tout doucement à se démocratiser. Ce que j’aime dan le graffiti c’est l’idée de pouvoir travailler à grande échelle et assez rapidement, ça complète ma passion pour l’illustration et ça permet de l’ouvrir à plus de monde dans des endroits insolites.

 

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Il y a de plus en plus de projets qui se développent et qui utilisent le graffiti comme médium à l’image de l’hôtel Graffalgar. C’est certainement grâce à des projets comme ça que l’on peut montrer la face la plus »noble » du graffiti » et c’est vraiment intéressant. Ce que j’ai trouvé sympa dans le projet Graffalgar c’est que l’on pouvait s’exprimer plus ou moins de la  même manière que sur un terrain de graffiti. Le fait qu’il y ait chaque jour de nouveaux visiteurs permet aussi de faire découvrir son travail à des gens différents qui sont peut être pas forcément intéressés par le mouvement.

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retra02Q7/ Pour finir, auriez-vous quelques infos croustillantes à nous faire partager, une exposition future ? Un projet en cours? 

Donc pour les projets futurs, je prépare plusieurs expositions en Mai dont une avec Wise (Just Doodline) où on va essayer de présenter un maximum de petits tableaux sur la thématique du « juste gribouiller » ou des esquisse de projets. J’ai pas encore les dates mais ce sera chez nos amis de Contraseptik.  Et il y aura encore 2 autres expositions en collaboration avec Beatburst mais j’en dis pas plus, si ce n’est que ça va envoyer de la briquette ! Et dans les projets qui me tiennent à coeur il y’a l’EP des D-Bangerz qui sortira courant Avril, un groupe de musique que j’affectionne particulièrement et dont j’ai réalisé la jaquette. Et plein plein d’autre événements à venir dont je ne peux en dire plus aujourd’hui… Stay tuned !

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Bonne continuation à vous. 




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Rensone : Louis XVI

Rensone est un artiste qui est déjà apparu dans Inkulte. Ces derniers temps il envahit les murs des villes, mais surtout ce qui nous intéresse c’est son projet  : Louis […]

Rensone est un artiste qui est déjà apparu dans Inkulte. Ces derniers temps il envahit les murs des villes, mais surtout ce qui nous intéresse c’est son projet  : Louis XVI ! Il y a quelques semaines une vidéo a été mise en ligne sur ce projet, et il a donc bien voulu prendre un peu de temps et répondre à quelques unes de mes questions pour partager ce projet avec vous ! ( Merci à toi Rensone )

Q1/ Comment t’es venu cette idée ? 

C’est un projet que j’ai débuté en décembre 2012. L’idée est une sorte de synthèse de plusieurs envies. Je voulais travailler grand pour pouvoir dessiner les membres comme je le souhaite. Mais je n’avais pas de mur adéquat, et pas d’échafaudage à disposition, le fractionnement me permettait de le réaliser. Je voulais également trouver un moyen de rassembler dans une même « production » les différents effets de textures que l’on obtient en fonction du support que l’on peint. C’est la raison pour laquelle j’ai essayé de diversifier au maximum les supports (parpaing brut, briques, rideaux métalliques, trains de marchandise…).

Enfin, les morceaux de puzzle fleurissaient petit à petit dans la région, aucun n’était signé, et j’aimais voir le public (essentiellement des graffeurs) se poser des questions…

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Q2/ Combien d’images est composé ce premier puzzle, et c’est du 1M par 1m c’est ca ? 

Chaque morceau fait exactement 1m², je me suis fabriqué un niveau avec un gabarit pour respecter les angles et la taille. Au total, il y a 120 pièces, mais certaines représentent le fond du dessin, ce sont en réalité des photos de mur brut. Pour respecter le « délire » les photos de fond font également 1mx1m en réel.

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 Q3/ Qu’est ce qui t’a plus dans ce projet ? Qu’est ce qui t’a poussé à parcourir l’Alsace ?

Ce qui m’a plu, c’est avant tout le challenge technique, je n’avais aucune idée de ce que ça pouvait donner avant d’avoir produit une trentaine de morceaux et tenté de les rassembler. Mais une fois le projet terminé, j’aime les effets de texture qui apparaissent. Je souhaitais éparpiller au maximum les pièces pour diluer le visuel et rendre le rassemblement des morceaux impossible aux photographes du coin (clin d’oeil à Franky Run, un vrai passionné!).

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Q4/ Combien de temps il t’a fallu pour finir Louis XVI ?

Je ne peignais que le week-end c’était en hiver et les journées étaient courtes, il m’a donc fallut je crois 3.5-4 mois environ.

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Q5/ Quelles sont tes inspirations principales pour tes illustrations ? Tes dessins veulent dire quelque chose en particulier ?

Mon inspiration principale, c’est à peu près ce que les gens n’aiment pas.. Cela fait des années que je dessine des personnages masculins obèses, difformes et sans tête. C’est une façon de me dire « Si quelqu’un te dit qu’il aime, c’est que ça doit être vrai! ». On me posait souvent la question, » pourquoi n’ont ils pas de tête ? » la véritable raison est que je n’en peux plus de voir des visages peint de toutes les façons possible et imaginable, en jouant sur le regard, pour séduire le publique. Moi-même je l’ai fait mais je m’en suis lassé. Pour éviter d’avoir à l’expliquer, je dis que je dessine des « Louis XVI » post mortel c’est à dire sans tête.

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Q6/ Des anecdotes à nous raconter qui t’ont marqué ? 

Il y en a une digne d’un dessin animé Disney :

Je devais franchir un portail en m’appuyant sur un Algeco pour sortir d’une usine désaffecté dans laquelle je venais de faire des « vignettes ». En sautant, mon sac à dos plein de spray et avec mon appareil photo est resté accroché via la poignée sur la tige de métal qui sert aligner les Algeco (dans les angles sur le toit). Je suis resté suspendu pendant une seconde, puis mon sac s’est déchiré et je suis tombé. Si quelqu’un possède la vidéo de la caméra de surveillance, je suis preneur !

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Q7/ Des infos exclues pour nous ? Un projet, une expo à venir ? 

Oui, il y a beaucoup de choses dans les tuyaux, je suis en train de finir mon 4ème puzzle géant avec plein de clin d’œil à la monarchie!! Et puis en exclu, au mois de novembre une expo avec ma moitié, Missy à la galerie Bora Baden de Nancy…

Lindsay S. – Strasbourg

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 Et encore plus de photos :

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Crédit photos : Blackdough

Et pour finir voici la vidéo ( à regarder jusqu’au bout et à partager ) :

Lire le premier article sur Rensone




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Romain Froquet et ses « Urbans trees »

Romain Froquet est un artiste que j’ai découvert lors de sa performance à Marseille, le 18/01/2014. J’ai donc décidé d’aller vers lui et de lui poser quelques questions pour répondre […]

Romain Froquet est un artiste que j’ai découvert lors de sa performance à Marseille, le 18/01/2014. J’ai donc décidé d’aller vers lui et de lui poser quelques questions pour répondre à ma curiosité et partager cette découverte. 

Tout d’abord, merci à toi Romain d’avoir pris du temps pour répondre correctement à toutes ces petites questions.

Q1/ Votre travail est à la fois minutieux et anarchiste par ces traits, ces couleurs rajoutées. Que voulez-vous faire passer comme message ?

J’aime et je recherche la spontanéité dans mon travail. Malgré tout il y a beaucoup de recherche en amont. Je considère un artiste comme un chercheur, quelqu’un qui se doit d’expérimenter, de fouiller, que ce soit dans la société dans laquelle je vis mais également à l’intérieur de moi-même.

Dans mes techniques de peinture ou de dessin je cherche à représenter l’ambivalence inhérente à l’être humain. Mon travail autour de la ligne et du mouvement, tout en finesse et en délicatesse fait écho aux masques que l’on porte tous. L’apport de la couleur, des jets de peinture montre que dans chaque chose il y a du mouvement.

Je travaille sur le temps qui passe. Au travers de cette notion de temporalité je me lance à la recherche de nos racines et des liens qui nous unissent. J’essaie, au travers de mes œuvres, d’illustrer notre place au sein de la collectivité et de l’humanité.

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Q2/ Doit-on voir une forme particulière à travers ton travail ? Moi particulièrement je vois des arbres ! Est-ce une métaphore ou un peu de verdure/ de poésie que vous voulez apporter et rajouter dans les villes ? 

Il y a en effet des éléments récurrents dans mon travail et on peut y retrouver des formes que j’ai clairement voulu faire apparaître. Comme par exemple celui de l’arbre. Je n’utilise pas de mots lorsque je peins, j’utilise des formes, des lignes, des couleurs, mais aussi des symboles qui vont m’aider à compléter mon œuvre. L’arbre va probablement être le symbole que j’utilise le plus, depuis quelques temps. C’est pour moi une métaphore de la condition humaine, plus que de la place de la nature, aujourd’hui ; il n’empêche que j’y fait référence également.

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Q3/ Avez-vous toujours inscrits vos oeuvres en ville ? Depuis quand avez-vous eu cette idée ?

J’essaie de planter des arbre en ville dans des lieux qui paraissent inappropriés. Ca peut être un mur dans une ville ou une friche industrielle ou un blockhaus sur la plage. J’essaie de montrer que l’arbre (L’Homme) peut s’adapter partout et dans n’importe quel cas de figure. Même dans un lieu où en apparence nous n’avons pas notre place, on peut trouver notre place ou se faire notre place.

« Il est important pour moi de préciser que tous mes arbres sont uniques tout comme nous. »

Je suis un citadin. La ville m’a toujours inspiré, grâce à ce que je voyais dans la rue, comme l’art urbain ou l’architecture et la vie que l’on y trouve. En 2003,  j’avais commencé une série de collages dans Paris. Je collais des portes, ouvertes ou fermées, sorte d’issu de secours que chaque citadin pouvait emprunter. Mais j’ai vite arrêté mon activité dans la rue car je me sentais plus à l’aise dans mon atelier et depuis 2 ans j’ai ressenti le besoin de réinvestir l’espace de la rue avec mon projet « Urban tree ».

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Q4/ D’ailleurs qu’elle est votre technique pour partager ces « urbans trees » ?

La phase de réalisation de l’arbre se fait dans un atelier. Le support que j’utilise le plus souvent pour fabriquer mes arbres en est issu, il s’agit du papier. Je dessine mes lignes et mon motif à l’acrylique. L’étape 2 consiste à trouver un lieu de vie pour mon arbre. J’en emporte toujours avec moi lorsque je pars en voyage et ma mission est de trouver la place qui sera la leur. L’inverse peut aussi se produire, en fonction d’un lieu je vais créer un arbre.

Une fois collés dans la rue ils peuvent continuer leur chemin. J’aime le côté éphémère du collage. J’aime l’idée que le temps peut dégrader l’arbre ou le fait qu’il puisse être arraché s’il ne plaît pas. Car c’est ainsi qu’il évolue. Il n’est pas figé sur le mur, son histoire se poursuit.

Atelier

Q5/ Vos dessins, vos illustrations sont remarquables, vous mariez les formes géométriques à des traits gracieux, tout en rondeur, qu’elles sont vos inspirations ?

Mes inspirations sont tirées de l’art africain et l’art tribal. Les masques et les statues, me fascinent, car j’apprécie ce travail autour de l’icône, du mystique et du divin. Il y a autour de cela beaucoup de symbolique et l’aspect à la fois unique et répétitif de ses travaux m’attire. Ces sources poussent ma recherche et mon travail autour de nos racines et de mes racines. Je m’applique aussi à concentrer mon travail autour de la ligne, en m’inspirant de la technique de la calligraphie chinoise qui induit un travail autour du mouvement, du corps, du bras. Elle est la répétition d’une gestuelle au cours des années.  Mes autres inspirations sont diverses, en voici une énumération : Picasso, Basquiat, Angelbert Metoyer, Klimt ou encore Doze Green.

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Q6/ Pouvez-vous en quelques mots nous décrire votre parcours ? Et votre personnalité ?

J’ai démarré mon parcours artistique avec le collectif 9eme concept en 2000. Ce qui correspond à mon arrivée sur Paris. J’y ai connu des fonctions allant de graphiste à directeur artistique sur des projets de collaboration avec des marques. Je n’ai cessé en parallèle de faire évoluer mon travail plastique ainsi que ma réflexion lors d’expositions collectives comme Sang 9, Go West, Open The Door… Mais également lors d’expositions solo depuis 2009.

Les voyages, enfin, viennent compléter mon apprentissage, qui est loin d’être terminé ! Mes récents séjours au Texas à Houston ont d’ailleurs été une vraie révélation pour moi : en tant qu’artiste ou tout simplement être humain je ressens le besoin d’explorer ce monde.

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Q7/ Où peut-on vous trouvez ces prochains mois ( peut être qu’on aura l’occasion de voir une de vos oeuvres à Strasbourg) !? Auriez vous des futures expositions en vue ? ou des projets ?

Un listing pour terminer…

Exposition solo en cours, « Racines », à la galerie road Art à Marseille.

Le MUR – Marseille, Cours Julien, jusqu’au mois de mars.

Exposition collective « Carbone et Spirito » chez Cut & Mix à Marseille à partir du 6 février

Exposition collective « Métamorphose », à La Flaq à Paris du 15 mars au 5 avril.

Exposition solo avec Les Cadres Gault, à Genève au printemps.

Exposition à la Scott Peveto Gallery à Houston à l’automne.

Projet Urban Tree au Laos pour clôturer l’année 2014

DSC_0217_lowCrédits :

© Joseph Bagur & Romain Froquet, 2014

Et pour finir : Son site internet : http://romainfroquet.fr/

et son vimeo : https://vimeo.com/user10227191




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SOULCLAP : une galerie où l’on se sent chez soi !

Soulclap est une galerie pas comme les autres qui a ouvert ses portes à Strasbourg le Samedi 18 Janvier 2014. Tenue par Caroline Riegel, une jeune femme pétillante, passionnée et […]

Soulclap est une galerie pas comme les autres qui a ouvert ses portes à Strasbourg le Samedi 18 Janvier 2014. Tenue par Caroline Riegel, une jeune femme pétillante, passionnée et créative qui a décidé de faire partager la culture.

Merci à toi, Caroline pour avoir pris un peu de ton temps.

Q1/ Pour commencer, d’où t’es venue cette idée ?

Via mon parcours professionnel. Je sors d’une Ecole de Commerce, mais le commerce ne me plaisant pas forcément et l’art, le street art  m’ayant toujours attirée, je me suis lancée et j’ai investi les lieux. Je baigne dans le street grâce à mon compagnon, mais je suis aussi très créative et bricoleuse, en effet j’adore chiner, donner une seconde vie à des objets abandonnés, et j’ai donc retransmis cette passion dans ce lieu.

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Dan 23, EME

 Q2/ Quel est le(s) mot(s) qui te définit le plus ?

C’est dur un mot, je dirai…vintage, décalé, curieuse.

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Jef Aérosol, Dan 23

 Q3/ Comment choisis-tu tes artistes ?

Je choisis les artistes au feeling, mais aussi par l’admiration que j’ai pour leur travail, leur personnalité. Par exemple, Bruno Leyval est mulhousien et est un ami de mon compagnon. Il est aussi une personne que j’apprécie énormément par son caractère et ce qu’il défend. EME a passé du temps avec nous, et est aussi une personne adorable et vivante. Je trouve que la beauté humaine est également un critère important. Ce que j’apprécie par dessus tout c’est le don qu’ils ont pour le dessin, cela me fascine toujours. (Sûrement parce que je ne sais pas dessiner !).

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« Le but est de créer un second « chez moi » en liant mes passions : l’art, le bricolage, et le commerce. »

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Q4/ As tu déjà des idées pour les prochains artistes exposés ?

Non, pas encore. J’ai des contacts, des demandes mais je n’ai pas encore décidée. Pour l’instant je laisse vivre le lieu, qu’il fasse sa place dans la ville, et cela me permet de me poser un peu aussi et de prendre le temps de choisir correctement les prochains artistes. Puis le choix des artistes se fera aussi selon mes rencontres, mes envies. J’aime pas faire des choses parce que je suis obligée, je préfère les faire quand j’en ai envie pour les faire bien et prendre du plaisir. Par contre j’ai quelques petites idées sur des ateliers futurs que j’aimerai organisée :  un atelier Tricot / crochet / rencontre littéraire / atelier DIY. De quoi passer des bons moments !

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EME

Q5/ Que voulais-tu transmettre à travers ce lieu ?

J’avais peur d’inscrire ce lieu comme une « galerie », ce mot est pour moi un peu connoté et dédié à une certaine élite. C’est pour cela que j’ai pris le parti de créer un second chez moi : faire en sorte que les gens se sentent chez eux, qu’ils se sentent dans un lieu convivial et de partage. Le but de ce lieu est de partager, de faire découvrir tout ce que j’aime, mais aussi de mettre en avant des artiste peu connus à côté d’artistes ayant déjà une certaine notoriété.

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Q6 / Dernière petite question, pourquoi ce nom  » Soulclap »?

Tout simplement parce que j’adore une musique de Jean Grae « Soulclap » (cliquez et écoutez !). L’inspiration est tout autour de nous, il suffit d’être à l’écoute et d’être curieux ! Pour ceux qui n’ont pas encore visité la galerie est ouverte du Lundi au Samedi, soyez curieux et venez me rendre visite. Vous pouvez trouver des tableaux, sérigraphies, photos, mais aussi un calendrier, des tasses fait par EME, etc. Venez vite !

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Et hop une petite vidéo sur la galerie  (Alsace 20) :

http://tinyurl.com/o9k6m8j

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1526895_668289396556890_527842077_nLiens pour les plus curieux : 

. Soulclap galerie :

http://tinyurl.com/p3byp29

. Jef Aérosol : 

http://www.jefaerosol.com/

. EME : 

http://www.emedemati.com/

. Bruno Leyval : 

http://www.brunoleyval.com/




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